[Interview] Alexandre Valadas, Fondateur de Depann’moi – Être étudiant et monter sa start-up : mythe ou réalité ?

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Interview d’Alexandre Valadas par Cossu Guillaume & Donnette Morgan 

 

Être étudiant et monter sa start-up : mythe ou réalité ?

 

C : Nous accueillons aujourd’hui Monsieur Alexandre Valadas, étudiant, entrepreneur et fondateur de la start-up « Depann’moi ». Bonjour Alexandre, c’est un immense plaisir que de t’accueillir aujourd’hui. Tu es le fondateur d’une start-up fraîchement lancée, « Depann’moi ». Pourrais-tu nous expliquer en quelques mots en quoi consiste ce projet ?

 

A : Bonjour Guillaume ! Bonjour Morgan ! Tout le plaisir est pour moi ! L’idée est très simple : Depann’moi est une plateforme de mise en relation de dépanneurs-remorqueurs de véhicules avec des personnes qui désirent soit se faire dépanner sur place (crevaison, …), soit se faire remorquer (au lieu de leur choix) ou encore envoyer leurs véhicules à la destruction. Le service est disponible actuellement dans toute la France métropolitaine, et les dépannages peuvent être réalisés sur n’importe quel type de véhicules : bateaux, motos, poids-lourds, voitures, …

 

C : Pourquoi t’es-tu lancés dans cette si belle aventure qu’est la création d’une start-up ? Quel a été l’élément déclencheur qui t’a fait franchir ce cap ?

 

A :  Nous partions d’un triple constat : d’abord, il n’existait pas d’application proposant ce type de services. Ensuite, les sociétés de dépannage-remorquage sont souvent isolées et ne bénéficient pas d’une visibilité importante. Enfin, lorsque le client cherche un dépanneur, il ne sait pas comment choisir ni même comment chercher tant les moteurs de recherche sont désordonnés. De plus, ayant un frère qui officie depuis de nombreuses années dans le domaine du dépannage, son appui technique apporte une réelle plus-value à la startup.

 

C : Durant la création de ta start-up, à quels problèmes as-tu été confrontés ?

 

A : En amont, le problème majeur d’une startup est de trouver les bons développeurs, afin que créateurs et développeurs soient sur la même longueur d’onde et que la demande abstraite soit parfaitement comprise afin qu’elle devienne une réalité concrète. On peut également faire mention de quelques problèmes administratifs causés par le Registre de Commerce et des Sociétés qui ne fait pas toujours preuve d’une grande réactivité mais, en dehors de ces problèmes mineurs, aucun autre n’a été rencontré.

Je pense que les problèmes vont arriver post-création, pour la partie commerciale : le monde du dépannage est un monde plutôt fermé avec une digitalisation à la « traîne » et, lorsque vous apportez une nouveauté, vous n’êtes pas toujours bien vus des professionnels qui travaillent avec leurs partenaires historiques.

 

C : Tu es encore étudiant semble-t-il. Ton âge et ta situation ont-t-ils été un inconvénient, ou, bien au contraire, un avantage, pour la création de votre start-up ? Comment parviens-tu à concilier ta vie d’étudiant et ta vie d’entrepreneur ?

 

A : Il n’est, en effet, pas toujours évident de gérer un cursus universitaire (et pas des moindres !), un cursus en parallèle à distance et les sociétés. Je parviens toujours à me dégager du temps pour mon expérience entrepreneuriale.

Il ne faut pas tomber dans le piège de se dire que l’on créera notre startup plus tard, une fois les études finies car, d’autres contraintes s’ajouteront.

Je dois également vous avouer que je ne suis pas seul dans ce projet entrepreneurial : je suis comme je vous l’ai dit, accompagné de mon frère ainsi que de mon père (qui lui s’occupe en partie des relations commerciales), ce qui fait de notre startup son originalité : nous sommes une startup familiale. Je peux ainsi compter sur eux, lorsque je ne suis pas aux commandes. Il est important de bien s’entourer lorsque l’on souhaite fonder une startup !

 

C : Si tu avais un conseil à donner à d’autres personnes qui, comme toi, souhaiteraient entreprendre, et se lancer dans la création de leur start-up, que leur conseillerais-tu? Quels seraient selon toi les comportements à adopter, et ceux à éviter ?

 

A : Je conseille aux futurs entrepreneurs d’identifier, avant de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, d’identifier leur cible et, qu’ils sachent avant de passer à l’étape de conception et de réalisation de leurs projets de vérifier si l’idée qu’ils souhaitent rendre concrète est susceptible d’intéresser un public.

Ensuite, il faut penser au business model : savoir comment le produit ou service pourrait se vendre. Avoir une idée c’est bien, mais si celle-ci ne génère aucune entrée de liquidités, il se peut que l’espérance de vie de la startup soit limitée. Il faut donc également évaluer le montant des investissements par rapport au gain espéré : à titre d’exemple, si vous investissez dans une technologie pour 100 000 € mais que le marché auquel vous vous adressez est trop restreint ou que le prix proposé est infime, il se peut que les investissements soient trop lourds à tel point que la mise de départ ne soit jamais atteinte, une fois le marché conquis.

Egalement, je conseille aussi de ne pas négliger la partie juridique d’une entreprise, ce n’est pas forcément la chose à laquelle on pense, mais il est important de fonder une société sur des bases pérennes. Juriste de formation et, actuellement en Master I de Droit des Affaires à l’Université Paris I : Panthéon – La Sorbonne, il est aisé de comprendre pourquoi le côté juridique ne m’a pas posé de problèmes au niveau de la création de la startup. 

 

C : Tu viens de lancer le site internet de ta société (http://www.depannmoi.com/accueil), et ta start-up commence à prendre forme : quelle est, selon toi, la prochaine étape de votre développement ? Comment envisages-tu l’avenir de ta start-up, et quelles en sont les éventuelles évolutions à venir ?

 

A : Tout à fait, le site vient à peine d’être lancé, ce n’est qu’une mise en bouche de ce qui va arriver dans les prochaines semaines : la prochaine étape est bien sûr de sortir sur l’App Store et Android Market l’application et de rendre disponible également notre service de mise en relation directement sur notre site internet afin que les personnes n’ayant pas de smartphones puissent tout de même profiter des services. À plus long terme, c’est bien sûr de faire connaitre davantage nos services auprès des professionnels, et nous souhaitons nous exporter chez nos voisins européens afin d’impulser la même révolution que nous lançons en France !

 

C : As-tu quelque chose à rajouter ? Un dernier mot pour la fin avant de clôturer cette interview ?

 

A : Je ne cesserai d’encourager les entrepreneurs dans l’âme qui nous lisent, de ne pas hésiter à se lancer ! Il faut avoir de l’audace et prendre des risques, tout en les mesurant.

 

C : Et bien je te remercie pour cette interview, et le temps que tu nous as accordé ! Je suis certain que cette interview permettra à d’autres personnes comme toi de franchir le pas et de se lancer dans la création de leur propre société ! Nous te souhaitons beaucoup de réussite dans la suite de ton projet et de grandes évolutions pour Depann’moi !

 

A : Merci à vous !

 

La startup fraîchement fondée en 2016 Depann’moi a pour objectif de vous connecter avec des dépanneurs-remorqueurs automobiles de façon simple, et, grâce à son système de géolocalisation, un dépanneur à proximité viendra directement à votre rencontre, une fois le dépannage-remorquage commandé. Un service de destruction de véhicule est également mis en place. Le service est actuellement disponible en France.

Pour plus d’infos : www.depannmoi.com

L’application sera disponible à la fin du mois d’octobre sur l’Android Market et l’App Store.

 

Interview réalisée par Guillaume Cossu et Morgan Donnette, rédacteurs et co-fondateurs de Counselution

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